Vous avez peut-être écouté l'émission de Yassine Belattar, dans laquelle celui-ci était supposé recevoir Robert Ménard, lequel a préféré se barrer après quelques minutes. Je dois vous dire que, pour ma part, cette émission a été à la fois un choc et une épreuve. C'est bien simple, je crois que je n'ai jamais vu un tel concentré d'imbécilité, de manque de savoir-vivre et d'incompétence distillé en si peu de temps. On a beau croire que l'on est habitué à tout cela et que plus rien ne peut nous surprendre, il faut reconnaître que Belattar et sa bande ont repoussé les limites de la nullité au-delà de ce qui était imaginable. Je croyais pourtant que j'avais une idée assez précise de l'état de décadence que vous avions atteint, mais j'ai compris en écoutant cette émission que j'étais loin du compte. Qu'une telle chose soit possible sur une radio française, qu'on donne ainsi quotidiennement la parole à trois gamins dégénérés, n'ayant pas le commencement d'un début de talent, qui sont de toute évidence - et je dis cela tout à fait sérieusement - déficients mentaux, voilà qui en dit plus long sur l'état de notre pays que tous les discours que l'on pourrait faire à ce sujet. Cette émission était complétement surréaliste et les propos qui y ont été tenus proprement sidérants.
Je n'ai vraiment aucunement l'intention de m'attarder sur le cas de ces trois imbéciles heureux, ni d'ailleurs sur celui de Pascale Clark, à laquelle ils doivent apparemment leur carrière et qu'ils avaient manifestement l'intention de venger après qu'elle s'est vue remettre à sa place par Robert Ménard un peu auparavant. Ce qui m'intéresse, c'est plutôt l'argument qu'ils ont utilisé pour justifier les restrictions à la liberté d'expression en France, parce qu'il s'agit de quelque chose qu'on entend souvent. Ainsi, il serait bien et bon de punir les gens qui tiennent certains propos jugés offensants, au motif que de tels propos sont interdits par la loi. Il est tout à fait clair que cet argument repose sur le principe suivant : s'il y a une loi qui empêche de faire ceci ou qui exige que l'on fasse cela, alors il est bon et bien que l'on ne fasse pas ceci ou que l'on fasse cela. Qu'un tel argument soit devenu si courant et qu'il soit aussi largement employé sans que personne ou presque ne s'en étonne, voilà sans doute autre chose qui étonnera pendant longtemps les générations à venir, mais c'est pourtant un fait que cet argument est devenu un lieu commun du débat sur la liberté d'expression en France.
Les gens qui l'emploient ont beau avoir leur brevet d'anti-nazisme, comme il se plaisent à nous le rappeler à longueur de journée, ils semblent néanmoins incapables de comprendre que d'après ce genre d'arguments, il était bon et bien de persécuter les Juifs, pour ne citer que ceux-là, sous le Troisième Reich. Il y avait en effet dans l'Allemagne nazie des lois anti-juives à partir de 1935, ce qui sur la base du principe énoncé plus haut signifie que, pour Belattar et tous les abrutis dans son genre qui reconnaissent ce principe, il était parfaitement légitime et normal de se livrer à la chasse aux Juifs à l'époque. Bref, il n'est pas nécessaire d'être un grand philosophe pour comprendre l'absurdité de cet argument, qui continue pourtant d'échapper à l'ensemble de la classe médiatico-politique. On notera toutefois que, étrangement, lorsqu'il s'agit de soutenir les faucheurs d'OGM, dont les exploits sont pourtant tout ce qu'il y a de plus illégaux, les mêmes qui utilisent cet argument oublient soudainement le respect qu'ils affectaient d'éprouver pour la loi quelques instants auparavant, quand il s'agissait d'administrer sa juste punition à quelque méchant raciste. On peut donc se demander, sans vouloir faire preuve de mauvais esprit, si c'est la bêtise ou la malhonnêteté qui les guide, quand ils brandissent cet argument comme Moïse les Tables de la Loi. Dans le cas de Yassine Belattar et de ses amis, bien qu'ils ne soient sans doute pas dénués de malhonnêteté, je crains que ce soit plutôt la bêtise...
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jeudi 28 avril 2011
jeudi 13 janvier 2011
Zemmour sur les Noirs et les Arabes
Il est impossible d'échapper au procès de Zemmour, consacré notamment à ses propos sur les Noirs et les Arabes, qui se tient en ce moment à Paris. Cet événement illustre assez bien l'absence de liberté d'expression dont je parlais il y a peu. J'ai entendu un certain nombre de représentants des parties civiles reprocher à Zemmour de n'avoir pas tenu compte du contexte quand il a eu les propos qu'on lui reproche aujourd'hui devant un tribunal. J'avoue que je ne comprends pas bien de quel contexte ils veulent parler, mais puisqu'ils en sont à dire qu'il faut replacer les choses dans leur contexte, remettons donc les propos de Zemmour dans leur contexte. Quand il a dit que "la plupart des trafiquants [étaient] noirs ou arabes" et que c'était pour cela qu'ils étaient davantage contrôlés que les autres, Zemmour répondait à ses interlocuteurs qui affirmaient que le fait que les Arabes et les Arabes soient plus contrôlés que les autres démontrait le racisme des forces de l'ordre. En d'autres termes, ce que Zemmour a répondu à ses interlocuteurs, c'est qu'il y avait une autre explication à ce fait (que celle qui consiste à alléguer le racisme des forces de l'ordre), à savoir qu'il est tout simplement plus rationnel pour un policier de contrôler davantage les Noirs et les Arabes. Il se trouve que cet argument est logiquement tout à fait valide, c'est-à-dire qu'on est obligé d'accepter la conclusion dès lors qu'on accepte les prémisses.
Zemmour part du principe que les Noirs et les Arabes représentent plus de 50% des délinquants en France. Je n'ai aucun doute quant au fait que ce soit vrai, mais comme je veux montrer que son argument n'a pas besoin d'une hypothèse aussi forte, je vais faire une hypothèse beaucoup plus faible, à savoir que les Noirs et les Arabes sont surreprésentés parmi les délinquants. Soient a le nombre de Noirs délinquants en France, b le nombre total de Noirs dans la population française, c le nombre d'Arabes délinquants en France, d le nombre total d'Arabes dans la population française, e le nombre de Blancs délinquants en France, f le nombre total de Blancs dans la population française, x le nombre total de délinquants en France et y le nombre total d'habitants en France. Par convention, je comptabilise comme Blancs tous ceux qui ne sont pas noirs ou arabes, donc notamment les Asiatiques. Mon hypothèse selon laquelle les Noirs et les Arabes sont surreprésentés parmi les délinquants s'écrit : a/x > b/y et c/x > d/y, d'où a/b > x/y et c/d > x/y. En outre, comme par convention j'ai qualifié de Blancs tous ceux qui n'étaient pas noirs ou arabes, et puisque j'ai fait l'hypothèse que les Noirs et les Arabes étaient surreprésentés parmi les délinquants, il s'ensuit que les Blancs sont sous-représentés parmi les délinquants, ce qui s'écrit : e/x < f/y, d'où e/f < x/y.
Il s'ensuit de tout cela que a/b > e/f et c/d > e/f, c'est-à-dire que, a priori, la probabilité qu'un Noir ou qu'un Arabe soit un délinquant est supérieure à la probabilité qu'un Blanc, par quoi j'entends quelqu'un qui n'est pas noir ou arabe, soit un délinquant. Par conséquent, lorsqu'un policier doit faire un contrôle d'identité, à partir du moment où il a pour objectif de maximiser le nombre de délinquants qu'il interpelle et qu'il est exact que les Noirs et les Arabes sont surreprésentés parmi les délinquants, il est tout simplement rationnel de contrôler les Noirs et les Arabes de préférence aux Blancs, c'est-à-dire à tous ceux qui ne sont pas noirs ou arabes. La question de savoir si les policiers doivent être strictement rationnels dans ce cas-là peut se poser, mais c'est une autre question et en tout état de cause, le raisonnement de Zemmour est parfaitement valable, à condition toutefois qu'il soit exact que les Noirs et les Arabes sont surreprésentés parmi les délinquants. A fortiori, si les Noirs et les Arabes ne sont pas seulement surreprésentés, mais qu'ils représentent même la majorité des délinquants comme l'a dit Zemmour, la conclusion de son argument n'en est que d'autant plus vraie.
La réponse de Zemmour était donc logiquement irréprochable comme n'importe quel collégien un tant soit peu doué pourrait s'en convaincre facilement. Je ne vais pas perdre du temps à démontrer que la prémisse de son raisonnement, à savoir que les Noirs et les Arabes sont surreprésentés parmi les délinquants, est vraie mais au cas où certains d'entre vous auraient des doutes, c'est-à-dire seraient d'assez mauvaise foi pour le nier ou auraient eu le cerveau suffisamment lavé pour ne pas s'en apercevoir, sachez qu'en dépit de l'interdiction qui pèse sur les statistiques ethniques, il existe suffisamment d'indicateurs objectifs et d'études qui permettent de démontrer que cette affirmation est exacte au-delà de tout doute raisonnable. Je voudrais également ajouter à l'attention des imbéciles heureux qui nous ont expliqué à longueur d'émissions de télévision et de radio qu'il était scandaleux d'affirmer que la plupart des Noirs et des Arabes étaient des trafiquants que ce qu'a dit Zemmour, à savoir que la plupart des trafiquants étaient noirs ou arabes, n'implique absolument pas que la plupart des Noirs et des Arabes sont des trafiquants et que c'est tout simplement une grossière erreur logique que de prétendre le contraire, quand ce n'est pas une preuve de mauvaise foi.
Avant de vous quitter, pour faire écho au billet que j'avais consacré à la nullité des soi-disant scientifiques qui sont régulièrement invités par les médias (afin de nous expliquer que nous ne voyons pas ce que nous voyons pourtant fort bien), je vous invite à aller lire ce billet écrit par un certain François Briatte, doctorant en science politique qui écrit sur un blog où sévit également un autre doctorant qui se prétend spécialiste de l'extrême-droite. Cet individu essaie de nous démontrer dans ce billet, en utilisant des termes dont il ne comprend manifestement pas le sens, que le raisonnement de Zemmour, qu'il qualifie de "rhétorique de comptoir", n'est pas logiquement valide, ce en quoi tout ce qu'il démontre, c'est l'étendue de son imbécilité et son incapacité à comprendre un raisonnement qui est pourtant à la portée du premier imbécile venu. Quand je lis ce billet, j'hésite entre le rire et la consternation, car je sais que cet imbécile heureux, dont le QI avoisine pourtant celui d'une huitre trisomique, finira un jour sur les plateaux de télévision à nous expliquer avec des airs supérieurs que nous sommes des crétins. Ce billet me paraît également intéressant en cela que sa rhétorique prétendument scientifique illustre assez bien la stratégie de ces personnages, qui consiste à se donner des airs de sérieux en recourant à des termes compliqués qu'ils ne comprennent pas eux-mêmes pour donner du crédit aux imbécilités qu'ils avancent, non seulement en toute impunité, mais avec le soutien de l'État, c'est-à-dire du contribuable, qui les paie pour débiter leurs conneries. Cerise sur le gâteau, on apprend en lisant les commentaires de ce billet qu'il tient manifestement en haute estime Laurent Mucchielli, dont j'avais précédemment démontré l'incompétence.
Zemmour part du principe que les Noirs et les Arabes représentent plus de 50% des délinquants en France. Je n'ai aucun doute quant au fait que ce soit vrai, mais comme je veux montrer que son argument n'a pas besoin d'une hypothèse aussi forte, je vais faire une hypothèse beaucoup plus faible, à savoir que les Noirs et les Arabes sont surreprésentés parmi les délinquants. Soient a le nombre de Noirs délinquants en France, b le nombre total de Noirs dans la population française, c le nombre d'Arabes délinquants en France, d le nombre total d'Arabes dans la population française, e le nombre de Blancs délinquants en France, f le nombre total de Blancs dans la population française, x le nombre total de délinquants en France et y le nombre total d'habitants en France. Par convention, je comptabilise comme Blancs tous ceux qui ne sont pas noirs ou arabes, donc notamment les Asiatiques. Mon hypothèse selon laquelle les Noirs et les Arabes sont surreprésentés parmi les délinquants s'écrit : a/x > b/y et c/x > d/y, d'où a/b > x/y et c/d > x/y. En outre, comme par convention j'ai qualifié de Blancs tous ceux qui n'étaient pas noirs ou arabes, et puisque j'ai fait l'hypothèse que les Noirs et les Arabes étaient surreprésentés parmi les délinquants, il s'ensuit que les Blancs sont sous-représentés parmi les délinquants, ce qui s'écrit : e/x < f/y, d'où e/f < x/y.
Il s'ensuit de tout cela que a/b > e/f et c/d > e/f, c'est-à-dire que, a priori, la probabilité qu'un Noir ou qu'un Arabe soit un délinquant est supérieure à la probabilité qu'un Blanc, par quoi j'entends quelqu'un qui n'est pas noir ou arabe, soit un délinquant. Par conséquent, lorsqu'un policier doit faire un contrôle d'identité, à partir du moment où il a pour objectif de maximiser le nombre de délinquants qu'il interpelle et qu'il est exact que les Noirs et les Arabes sont surreprésentés parmi les délinquants, il est tout simplement rationnel de contrôler les Noirs et les Arabes de préférence aux Blancs, c'est-à-dire à tous ceux qui ne sont pas noirs ou arabes. La question de savoir si les policiers doivent être strictement rationnels dans ce cas-là peut se poser, mais c'est une autre question et en tout état de cause, le raisonnement de Zemmour est parfaitement valable, à condition toutefois qu'il soit exact que les Noirs et les Arabes sont surreprésentés parmi les délinquants. A fortiori, si les Noirs et les Arabes ne sont pas seulement surreprésentés, mais qu'ils représentent même la majorité des délinquants comme l'a dit Zemmour, la conclusion de son argument n'en est que d'autant plus vraie.
La réponse de Zemmour était donc logiquement irréprochable comme n'importe quel collégien un tant soit peu doué pourrait s'en convaincre facilement. Je ne vais pas perdre du temps à démontrer que la prémisse de son raisonnement, à savoir que les Noirs et les Arabes sont surreprésentés parmi les délinquants, est vraie mais au cas où certains d'entre vous auraient des doutes, c'est-à-dire seraient d'assez mauvaise foi pour le nier ou auraient eu le cerveau suffisamment lavé pour ne pas s'en apercevoir, sachez qu'en dépit de l'interdiction qui pèse sur les statistiques ethniques, il existe suffisamment d'indicateurs objectifs et d'études qui permettent de démontrer que cette affirmation est exacte au-delà de tout doute raisonnable. Je voudrais également ajouter à l'attention des imbéciles heureux qui nous ont expliqué à longueur d'émissions de télévision et de radio qu'il était scandaleux d'affirmer que la plupart des Noirs et des Arabes étaient des trafiquants que ce qu'a dit Zemmour, à savoir que la plupart des trafiquants étaient noirs ou arabes, n'implique absolument pas que la plupart des Noirs et des Arabes sont des trafiquants et que c'est tout simplement une grossière erreur logique que de prétendre le contraire, quand ce n'est pas une preuve de mauvaise foi.
Avant de vous quitter, pour faire écho au billet que j'avais consacré à la nullité des soi-disant scientifiques qui sont régulièrement invités par les médias (afin de nous expliquer que nous ne voyons pas ce que nous voyons pourtant fort bien), je vous invite à aller lire ce billet écrit par un certain François Briatte, doctorant en science politique qui écrit sur un blog où sévit également un autre doctorant qui se prétend spécialiste de l'extrême-droite. Cet individu essaie de nous démontrer dans ce billet, en utilisant des termes dont il ne comprend manifestement pas le sens, que le raisonnement de Zemmour, qu'il qualifie de "rhétorique de comptoir", n'est pas logiquement valide, ce en quoi tout ce qu'il démontre, c'est l'étendue de son imbécilité et son incapacité à comprendre un raisonnement qui est pourtant à la portée du premier imbécile venu. Quand je lis ce billet, j'hésite entre le rire et la consternation, car je sais que cet imbécile heureux, dont le QI avoisine pourtant celui d'une huitre trisomique, finira un jour sur les plateaux de télévision à nous expliquer avec des airs supérieurs que nous sommes des crétins. Ce billet me paraît également intéressant en cela que sa rhétorique prétendument scientifique illustre assez bien la stratégie de ces personnages, qui consiste à se donner des airs de sérieux en recourant à des termes compliqués qu'ils ne comprennent pas eux-mêmes pour donner du crédit aux imbécilités qu'ils avancent, non seulement en toute impunité, mais avec le soutien de l'État, c'est-à-dire du contribuable, qui les paie pour débiter leurs conneries. Cerise sur le gâteau, on apprend en lisant les commentaires de ce billet qu'il tient manifestement en haute estime Laurent Mucchielli, dont j'avais précédemment démontré l'incompétence.
vendredi 26 novembre 2010
Samuel et la fraternité
Tandis que je traînais sur l'excellent blog de Marie-Thérèse Bouchard (qui apparemment s'appelle en fait Marion, mais ne compliquons pas les choses inutilement), je suis tombé sur un énergumène particulièrement gratiné, tellement qu'il aurait été criminel de ne pas vous en faire profiter. Samuel, puisque c'est son nom, n'a sans doute rien à voir avec le prophète, mais en tout cas, il est tout aussi illuminé. C'est le genre de type qui, lorsque vous lui collez une torgnole dans la gueule, vous demande si vous ne vous êtes pas fait mal à la main... Bref, ne perdons pas davantage de temps, laissons plutôt s'exprimer l'artiste :
Sur un plateau de la balance, il faut mettre les souffrances et humiliations qu'ont enduré les français de souche en Algérie. Il faut mettre le coeur gros de tous les petits français de souche qui aujourd'hui se font tabasser ou humilier.
Mais alors, sur l'autre plateau de la balance, il n'y a donc rien a mettre. Pas de souffrance et d'humiliation pour les "bougnoules" ? Pas de souffrance et d'humiliation pour les français d'origine maghrébine d'aujourd'hui, pour lesquels nous avons ignominieusement oublié de réaménager notre idée de la France, de manière à ce qu'ils s'y voient une place digne ?
Il y a évidement de la souffrance et de l'humiliation sur les deux plateaux de la balance. Alors on fait quoi avec ça ? On s'entretue ? On coupe le pays en deux ? Ou on se réconcilie
[...]
Réaménager notre idée de la France, c'est avoir une idée de la France dans laquelle les français d'origine maghrébine peuvent se voir autre chose que sous-fifre. Ca passe par des actions concrètes. Voir "Kader" comme un prénom qui fait aujourd'hui partie de la culture française. Organiser des fêtes de fraternité sur le champ de Mars où tous les français amènent quelque chose à manger ou à danser de leur culture d'origine. Considérer que les racines de la France sont les racines de tous les français : les racines de la France d'aujourd'hui plongent aussi dans le maghreb. Réaménager d'urgence les prison qui sont une honte pour la France, et ne font que conforter les prisonniers dans leur idée que l'important c'est d'être le plus fort. La délinquance, c'est cracher sur la société à laquelle on appartient, c'est donc ne pas se voir comme un membre de cette société, et la France a une petite responsabilité à ça.
En tout cas c'est mes idées elles valent ce qu'elles valent, elles ne veulent pas dire qu'il ne faudrait pas aussi punir, étendre les travaux d'intérêt général, avoir des éducateurs parfois sévères et je ne sais quoi d'autre.
[...]
Je crois aussi au pouvoir des idées, au fait qu'elles influencent les comportements. La lutte contre la délinquance ne passe pas seulement par l'éducation ou la punition, elle passe aussi par l'idéologie. Organiser des fêtes de la fraternité, en impliquant les parents et les grands parents et pas seulement les enfants, ne serait pas une chose facile. Il pourrait y avoir des débordements et ça couterait de l'argent. Pourtant, les fêtes nationales, comme le 14 juillet, ont une fonction dans la société, elles sont utiles à sa cohésion. Regardez ce qu'est devenu le 14 juillet aujourd'hui : un symbole de désintégration de notre société. Ayons quand même le courage de trouver l'argent et de le faire. Liberté, égalité, fraternité : chiche !J'apprécie tout particulièrement la chute, qui parvient à réaliser l'exploit de propulser l'ensemble, pourtant déjà assez soigné, à des niveaux de mièvrerie rarement atteints jusque-là. Espérons que Samuel, une fois qu'il aura fini de déverser les torrents de bons sentiments qui dégoulinent de son cerveau, trouvera un peu de place pour y loger quelques neurones...
mercredi 27 octobre 2010
Laurent Mucchielli dans ses oeuvres
Comme pour illustrer ce que je disais récemment à son sujet, Laurent Mucchielli s'est fendu de cette déclaration, en réponse au dernier bilan de l'Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales, qui fait état d'une augmentation de 83,7% du nombre de mineurs de sexe féminin mis en cause dans des affaires d'atteinte aux personnes :
Peu importe que les chiffres ne mesurent pas de manière fiable le nombre d'atteintes aux personnes, ce qui par ailleurs est probablement vrai, si l'on veut pouvoir soutenir que le nombre d'actes délinquants commis par des mineurs de sexe féminin n'augmente pas, il faut démontrer que l'instrument qui sert à les comptabiliser n'est pas fiable pour calculer l'évolution de cette délinquance. Or, cela suppose de montrer que la proportion de ces délits qui apparaissent dans les chiffres produits par cet instrument n'est pas constante, mais qu'elle a augmenté plus rapidement que le nombre des délits en question sur cette période. Autrement dit, il faudrait montrer que la proportion des délits avec violence commis par des filles signalés aux autorités, par rapport au nombre total de ces délits, a augmenté plus vite au cours de cette période que le nombre de ces délits qui ont été signalés à la police ou à la gendarmerie. Or, d'une part, c'est impossible du fait que, par la force des choses, on ne connaît pas le nombre total de ces délits, mais seulement celui de ceux qui sont parvenus à la connaissance des autorités. D'autre part, quand bien même il serait théoriquement possible de vérifier si c'est le cas, il est clair que c'est tellement improbable qu'on s'apercevrait évidemment que ce n'est pas le cas. Cela voudrait dire en effet que les victimes d'agressions par des mineurs de sexe féminin étaient au moins 83,7% davantage enclines à porter plainte en 2009 qu'en 2004.
Mais comme apparemment la connerie est contagieuse, le journaliste qui a interrogé Mucchielli - un certain Alain Morvan - conclut son article par cette remarque qu'il croit sans doute particulièrement brillante et pleine d'esprit :
Le comptage policier reflète mal la réalité. [Ces chiffres] ne sont en rien un sondage permanent de l’état de la délinquance en France [...] Car, chez nous, comme dans d’autres pays, la plupart des infractions ne sont pas dénoncées à la police ou la gendarmerie.Ainsi, de toute évidence, notre ami sociologue, qui se présente et qu'on présente comme un scientifique, n'est pas capable de saisir la différence entre une valeur et l'évolution de cette valeur, concepts dont on pourrait pourtant s'attendre à ce qu'ils soient maîtrisés par n'importe quel scientifique, voire par n'importe quel collégien médiocrement doué. Il est un peu comme quelqu'un à qui l'on dirait que la température a augmenté depuis ce matin, et qui répondrait que c'est faux au motif que le thermomètre utilisé pour mesurer la température sous-estime systématiquement cette dernière parce qu'il est à l'ombre.
Peu importe que les chiffres ne mesurent pas de manière fiable le nombre d'atteintes aux personnes, ce qui par ailleurs est probablement vrai, si l'on veut pouvoir soutenir que le nombre d'actes délinquants commis par des mineurs de sexe féminin n'augmente pas, il faut démontrer que l'instrument qui sert à les comptabiliser n'est pas fiable pour calculer l'évolution de cette délinquance. Or, cela suppose de montrer que la proportion de ces délits qui apparaissent dans les chiffres produits par cet instrument n'est pas constante, mais qu'elle a augmenté plus rapidement que le nombre des délits en question sur cette période. Autrement dit, il faudrait montrer que la proportion des délits avec violence commis par des filles signalés aux autorités, par rapport au nombre total de ces délits, a augmenté plus vite au cours de cette période que le nombre de ces délits qui ont été signalés à la police ou à la gendarmerie. Or, d'une part, c'est impossible du fait que, par la force des choses, on ne connaît pas le nombre total de ces délits, mais seulement celui de ceux qui sont parvenus à la connaissance des autorités. D'autre part, quand bien même il serait théoriquement possible de vérifier si c'est le cas, il est clair que c'est tellement improbable qu'on s'apercevrait évidemment que ce n'est pas le cas. Cela voudrait dire en effet que les victimes d'agressions par des mineurs de sexe féminin étaient au moins 83,7% davantage enclines à porter plainte en 2009 qu'en 2004.
Mais comme apparemment la connerie est contagieuse, le journaliste qui a interrogé Mucchielli - un certain Alain Morvan - conclut son article par cette remarque qu'il croit sans doute particulièrement brillante et pleine d'esprit :
L'idée selon laquelle il s’agit d’un « phénomène nouveau » laisse circonspect. Tous les deux ans, dans ses bilans chiffrés, l’ONDRP remet sur la table l’explosion de la violence chez les filles. Ensuite, en se replaçant dix ans en arrière, on constate que les duos, bandes ou gangs de sexe féminin faisaient... déjà les gros titres de la presse.Donc, si l'on suit l'étrange logique de notre ami journaliste, qui cependant reproduit un type d'argument hélas assez répandu, si quelqu'un a dit à plusieurs reprises qu'il allait mourir et qu'il est toujours vivant, il faut en conclure qu'il est immortel... Il ne semble pas comprendre que, non seulement ce n'est pas parce que les gens ont pu se tromper par le passé en s'imaginant que la violence augmentait qu'ils ont forcément tort de penser aujourd'hui qu'elle augmente, mais encore qu'il est tout à fait possible que la persistance de ces titres dans les journaux s'explique tout simplement par la persistance du phénomène. De la même façon, cela fait plusieurs siècles que les journaux parlent des progrès accomplis par les sciences, mais à ma connaissance personne n'en tire la conclusion que le progrès scientifique est un mythe, encore qu'à lire Mucchielli on pourrait se demander si ce n'est pas en effet le cas...
vendredi 8 octobre 2010
Histoire de France et diversité
Je viens de regarder cette vidéo où François Reynaert, journaliste au Nouvel Observateur de son état, présente son dernier ouvrage (espérons que ce sera en effet le dernier), Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises, dans lequel il entend démonter les mythes dont notre histoire serait farcie. D'après la présentation de l'éditeur, il semble que le principal souci de cet individu soit que les Français puissent trouver quelque chose à admirer dans leur histoire, ce qu'il tient à démentir en nous montrant que nos grands hommes étaient tous d'abominables personnages, et que, pire encore, ils n'étaient même pas des femmes. Bref, dans le cours de cette présentation, il a cette phrase que je trouve admirable :
Les musulmans, par exemple, il y a eu une présence musulmane au VIIIème siècle en France...Évidemment, il oublie de préciser que les musulmans en question, loin de nous "enrichir de leurs apports", passaient le plus clair de leur temps à mettre à sac les villes du Midi de la France. Finalement, quand on considère la situation actuelle, on se dit que les choses n'ont pas tellement changé depuis ce temps-là... Quand j'aurai le temps, j'écrirai un billet sur cette propagande à la con, qui veut que notre pays soit le "résultat de vagues d'immigration successives", contre tout évidence. Ainsi, il n'y a pas jusqu'au titre de l'ouvrage de cet abruti qui ne soit une connerie, puisque contrairement à ce qu'on essaie de nous faire croire, tout indique en effet que la plupart des Français ont pour ancêtres les Gaulois.
lundi 4 octobre 2010
L'art c'est l'art
Je viens de tomber sur un article du Monde au sujet du groupe de rap Sexion d'assaut, dont le nom seul, avec le subtil jeu de mot qu'il contient, montre assez le génie artistique de ses membres. L'article traite de la demande d'un élu de la Ville de Paris, qui voudrait qu'on interdise un concert de ce groupe, au motif que ses membres seraient homophobes. En effet, voici par exemple ce qu'on peut entendre dans l'une de leurs chansons, si tant est que l'on puisse qualifier de la sorte les borborygmes dont ils affligent nos oreilles :
Je crois qu'il est grand temps que les pédés périssent, coupe-leur le pénis, laisse-les morts, retrouvés sur le périphérique.On admirera la délicatesse du propos, la beauté de la langue et le bon goût dans ce texte, qui, j'en suis sûr, feront un jour l'objet d'une admiration universelle. Outre ce chef-d'oeuvre de l'esprit humain, l'un des abrutis du groupe en question s'était vanté auparavant d'être homophobe. Bref, personnellement, je me contrefous de cette histoire, mais il se trouve que, face à la polémique, ce garçon s'est défendu d'être homophobe. Voici donc ce qu'il a dit :
Je ne connaissais pas le sens du mot homophobe.Je ne sais pas vous, mais moi, j'ai beau savoir qu'il nous prend pour des cons, quand il dit cela, je le trouve étonnamment crédible...
jeudi 30 septembre 2010
Fred
J'ai décidé de créer une nouvelle rubrique, qui se veut un monument à la connerie du genre humain. En effet, j'étais tantôt en train de lire l'article du Monde consacré à la mort de Georges Charpak, événement regrettable s'il en est, quand mon oeil fut attiré par le commentaire d'un certain Fred, lequel nous gratifiait de cette remarque pleine d'esprit et surtout d'à-propos :
C’est dingue comme le cv de ce grand homme est à l’opposé de celui de notre guide de l’Elysée...formation, attitude, vision de la société et de l’avenir...Eh bien mon cher Fred, quant à moi, ce qui m'étonne, ce n'est pas la différence entre Georges Charpak et celui de Nicolas Sarkozy, dont je dois même confesser qu'elle m'avait tout à fait échappé, c'est plutôt qu'on puisse trouver si facilement des gens comme vous, c'est-à-dire tellement cons qu'ils se croient obligés de tout ramener à notre cher Président, jusqu'à la mort d'un prix Nobel de physique. Inutile de préciser que cet individu ignorait probablement jusqu'à l'existence de Georges Charpak avant de tomber sur cet article... Bref, il m'a semblé que notre ami Fred méritait d'inaugurer cette nouvelle rubrique, que je sens promise à un long et brillant avenir.
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